LE RETARD DE YOTO VU PAR UN JEUNE CADRE DE LA PREFECTURE, PASCAL AKAKPO

Pascal AKAKPO, Coordonnateur du Mouvement pour l’Eveil des Populations de Yoto (MEPY), natif de Kouvé 

             ‘’ Quand les richesses naturelles d’un Peuple sont pillées en complicité avec les Fils de ce peuple, la seule façon de l’arrêter, c’est de le dénoncer vigoureusement ‘’

Yoto est l’une des préfectures nourricières de l’économie togolaise par ses ressources naturelles. Malheureusement c’est aussi l’une des préfectures dont les populations connaissent manifestement un grand retard en matière de développement.

Je suis Pascal AKAKPO, l’un des dignes fils de Yoto. Et en tant que fils, j’ai cherché pendant longtemps, à comprendre comment une telle Préfecture doit pouvoir peiner avant de se développer.

J’ai donc observé avec attention  tous les évènements malheureux qui advenaient dans les usines de Yoto : les licenciements illégaux et abusifs, les incidents et les traitements inhumains appliqués sur les fils de la préfecture. Ma curiosité s’est vue être poussées jusqu’à une analyse personnelle des ristournes fabuleuses destinées à la commune de Tabligbo et à la préfecture de Yoto.

Ma peine s’articule autour d’un silence manifeste et d’une fuite de responsabilité de la part de nos Leaders politiques à l’instar surtout  de Me Yaovi Agboyibo (ancien Premier Ministre, ancien Député, ancien Président de la CNDH etc…), du Professeur Léopold GNININVI (Professeur de sciences à dans les universités, Ancien Ministre des Mines et l’Energie, ministre des Affaire Etrangère), Dr. Kodjo AGBEYOME( ancien Député, ancien Président de l’Assemblée Nationale, ancien Premier Ministre, ancien Directeur Général du port autonome de Lomé, etc…) , Mr Francis EKON, ( ancien Ministre ) Mr Henri GBONE, (ancien Deputé), Victor AYASSOU( ancien Doyen de la FASEG , ancien Député, ancien Ministre)  et bien d’autres.

Yoto est pillé et spolié face à l’indifférence totale de ces hommes politiques.

Mais qu’est ce qui empêche ces frères, dont on n’ignore pas la qualité et l’éminence, de défendre le développement de notre préfecture d’origine ?

Sans doute qu’ils comprennent mieux que moi comment fonctionne le système de la gestion des ristournes de notre chère préfecture.

Font-ils parti de la mafia ?

Dans mes efforts, j’ai voulu comprendre les dessous de cette gestion obscure des ressources de notre chère préfecture.

Les miettes de ristournes que versent WACEM et ensuite SCAN, sans passer sous silence celles de  FORTIA, servent à satisfaire  les basses besognes d’un groupe d’individus se réclamant cadres et chefs de notre Préfecture. Ils n’ont de compte à rendre à personne parce qu’ils sont sous le couvert du Pouvoir. Ils se partagent les ristournes comme un gâteau de fête. Ils sont, malgré ce butin de moindre effort, incapable de mettre du sable devant leur maison envahit souvent par l’eau d’une pluie à faible pluviométrie.

Nos centres de santé au lieu de se transformer en hôpitaux se convertissent à des structures de premier soin avec des matériels et équipements du premier siècle. Une ville abritant plus de deux(2) industries sans un bloc opératoire ni un service de sapeur pompiers. Le centre de santé du chef-lieu de notre préfecture, malheureusement dénommé ‘’hôpital de Tabligbo’’  se trouve au milieu d’une poussière.

L’autre problème qui me préoccupe, c’est l’état puant de nos infrastructures scolaires dans lesquelles le soleil et la pluie déversent leur colère sur nos enfants. L’incroyable est que dans un milieu où la matière servant à construire existe, des bâtiments scolaires sont encore construit en palmes et en pailles.

La grande sorcellerie se trouve dans le fait que Yoto dispose de clinker alors que ses routes sont difficilement badigeonnées  en latérite une fois en Cinq ans. Mon ras-le-bol vient du fait que même le chef-lieu de ma Préfecture se trouve dans un état d’abandon total.

La préfecture de Yoto par le biais de la délégation spéciale dirigée par SILIADIN (prénom), dans une note documentaire adressée à l’ITIE en mars 2017 a fait mention de certaines réalisations aux profits et avantages des populations de Yoto sans y mentionner le coût de ces réalisations fallacieuses.

De quelles  réalisations parle-t-il ? De la réhabilitation de petits hangars de marché, ou du reprofilage et rechargement de certaines routes avec du sable et des résidus de latérites surfacturés à coût des dizaines de millions? Seules les populations de Yoto et vos pseudos réalisations témoignent votre incapacité à développer notre préfecture

Dans le but d’empêcher les populations de réclamer ce qui est de leur droit, SILIADIN président à vie de la délégation spéciale de Tabligbo, les ainés complices de cette dilapidation des ristournes de Yoto préfèrent faire savourer les populations des petites réhabilitations que des innovations. Des hangars de marchés, du reprofilage et rechargement des routes et non des marchés construits sous les normes modernes et le bitumage de nos routes.

SILIADIN lui de son côté veut insinuer comme si c’est en 2013 que WACEM a débuté ses activités de pillage de nos ressources en laissant dans sa fameuse note de documentaire à l’ITIE le 20 mars 2017, un compte rendu prude des réalisations de 2013, 2014, 2015 et 2016.

Cette façon de gérer les ristournes de Yoto, à l’indifférence totale des leaders précités, retarde le développement de la Préfecture toute entière et est sur le point de survolter les jeunes et des populations de Yoto.

j’avais interpellé le Président de la République FAURE GNASSINGBE dans le bihebdomadaire togolais l’ALTERNATIVE en 2016 ceci pour réclamer l’identité de tous les actionnaires et décideurs des usines implantées à Yoto ainsi que la réalisation des infrastructures comme Hôpitaux de références, des bâtiments scolaires, des lampadaires solaires sur le long des routes des cantons de la Préfecture, le bitumage des routes reliant tous les cantons et la diminution du prix du paquet de ciment.

Cette interpellation souhaitait voir claire dans le profil des entreprises et des actionnaires ainsi que les propriétés réelles retenues dans le périmètre de conciliation car la cote en bourse, la place boursière et la part du propriétaire et pourcentage de détention ne sont pas communiqués dans le rapport ITIE entre 2015 et 2017

Les ristournes que gagne notre Préfecture semblent ne pas être conformes à la régie financière à la légalisation en vigueur.

Selon le rapport ITIE de 2015 ­- 2017, l’état des ristournes (312 144 907 fcfa) reportées en 2015 par la Commune de Tabligbo et la préfecture de Yoto n’ont pas permis à l’ITIE de pouvoir vérifier la conformité de cette régie financière à la légalisation en vigueur, notamment, en matière d’application correcte des formules de partage des revenus du secteur extractif entre les régies et notre Préfecture et commune de Tabligbo.

De nos jours, Yoto demeure dans sa quête d’un développement harmonieux et d’un changement de paysage répondant à une ville industrielle.

La politique ‘’ventruiste’’ de nos frères ainés a enfoncé le clou dans la plaie à Yoto. Ces frères Leaders de renoms n’ont-ils pas faillis à leur devoir de porte flambeau et de porte- parole du Peuple watchi de Yoto ? N’ont-ils pas privilégié leurs intérêts que de défendre la cause de Yoto ?

Signifie-t-il, qu’ils reçoivent régulièrement des pots de vins de la part de ces sociétés extractives installées dans notre Yoto natal ? Sinon, qu’est-ce qui motive ce silence très bavard de nos chers frères leaders politiques originaires de la préfecture ?

face à tout cela, je voudrais lancer un appel pressant à tous les natifs de Yoto, jeunes, paysans, commerçants et natifs exerçant dans tous les secteurs d’activité, ainsi qu’aux ressortissants de Yoto à l’étranger, à se mobiliser véritablement, pour enfin libérer Yoto et lutter pour une gestion efficace des ristournes dues à Yoto dans l’extraction de ses ressources naturelles.

Enfin, je voudrais interpeller une fois encore, le Président de la République, à agir de façon responsable et convenable pour que les expatriés investisseurs, redéfinissent les clauses des contrats pour que nos Préfectures minières jouissent des fruits de leur sous-sol. Il serait anormal qu’on demande à un Peuple de le voter tout en étant muet et aveugle face aux  problèmes qui minent ce peuple.

Notre préfecture doit se développer et se développera dans la paix.

Le pillage des ressources naturelles d’un peuple meurtri et pauvre,  est un crime grave…

 

Pascal AKAKPO

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