Gilchrist Olympio, bravo

On le croyait totalement en accord avec le pouvoir vu que son parti, l’Union des Forces pour Changement (UFC) jusqu’ici n’a pas rejoint les manifestations qui ont lieu dans les rues de Lomé depuis plus de 3 mois déjà. Mais l’historique opposant au régime du père feu Gnassingbé Eyadema devenu  ami du fils Faure Essozimna Gnassingbé suite à l’accord RPT-UFC,  a montré par une sortie enregistrée le mardi dernier, son soutien aux forces démocratiques actuellement engagées dans la lutte pour un retour de la constitution de 1992.

Dans sa déclaration mardi devant la presse nationale et internationale, le président national de UFC, a invité le président  Faure Gnassingbé à ne pas se représenter en 2020 et demande au régime d’accepter le retour aux fondamentaux de la Constitution de 1992 tout en déplorant les pertes en vies humaines, les destructions des biens publics et les autres dommages enregistrés lors des affrontements entre les forces de l’ordre et sécurité et les manifestants de l’opposition. Ainsi, a-t-il condamné avec la dernière rigueur la violence sous toutes ses formes.

Si, l’on se rappelle que c’est bien pour des raisons de mise en œuvre des reformes que le parti a signé en 2010, l’Accord RPT-UFC, Gilchrist Olympio a déclaré avoir constaté que le régime a sapé les fondements de cet accord de gouvernement à travers des calculs politiciens à court terme, le rendant partiellement inopérant. « Il est donc regrettable de constater, qu’en ôtant à ce moment historique la capacité fédératrice qu’il portait, le régime RPT-UNIR a planté les graines du désespoir et des instabilités qui risquent maintenant à nouveau d’enflammer notre pays, si le pouvoir en place ignore trop longtemps cette contestation légitime », a-t-il déclaré.

Cette action de soutien aux manifestations a  été  une surprise pour bon nombre de togolais qui à un moment ne croit plus en la personne de Gilchrist Olympio, même si pour quelques avisés, on le voyait venir surtout quand on sait qu’au début de la crise les députés de l’UFC ont eu à soutenir leurs collègues de l’opposition dans les discutions sur le retour à la constitution de 1992. Plusieurs analystes politiques ont donc  félicité l’opposant cette semaine pour le courage dont il a fait preuve en ce moment même où le contexte politique interpelle plus d’un à se prononcer. Les forces démocratiques ont profité de la marche du jeudi 30 décembre dernier pour aussi interpeller l’élite togolaise peu importe le secteur d’activité, non pas seulement à se prononcer sur la crise actuelle mais surtout à se ranger aux côtés du peuple togolais.

Clément PLAKOO

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